10504668878?profile=RESIZE_710xQuand Paul dit : « Je ne permets pas », donne-t-il un ordre ou définit-il une pratique personnelle ? Que veut dire « enseigner » ? Que comprend ce terme ? Que signifie « prendre autorité » ? Quelle est la relation grammaticale entre enseigner et prendre autorité ? S’agit-il d’une ou de deux choses que Paul ne permet pas ? Est-ce que ce verset interdit toute forme d’enseignement à la femme ? La femme doit-elle observer le silence à l’Eglise ou garder une attitude paisible ? Ces directives s’adressent-elles aux femmes en tant que membres de l’Eglise ou aux épouses pour leurs relations avec leurs maris ? S’agit-il d’ordonnances pour l’Eglise d’Ephèse du 1er siècle ou d’ordres valables pour tous les temps ?

Verset de base: 

« Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. » (1 Timothée 2:12) 

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Réponses

  • Shalom

    La création est notre unique model en ce monde chrétien, quoi que Adam et Éve fussent égal à la création chacun avait par Dieu leur tâche dans la vie de tout les jours, Adam était la tête de la famille,  le représentant spirituel, Ève était attitré à l'éducation familal et autre, Ève serait toujours là pour soutenir Adam, ainsi  aucun conflit dans l'ordre des tâches. Le rôle d'Adam n'était pas supérieur à Ève puisque leur force et leur succès étaient dans l'unité de l'amour prévu dans le plan de Dieu.

    Mais ce qu'il nous faut savoir c'est que chacun avait sa place et son rôle dicté par Dieu et si ce model serait toujours observé et compris pour aujourd'hui il ni airait aucun mésententement en ce qui concerne la place de l'homme ou de la femme dans l'église. En Christ nous somme tous uni à Lui, mais avec notre responsabilité qui concorde soit avec Adam ou de Ève comme model.

    Que Christ nous aide à saisir sa volonté de la création.

    En Christ Seul

     

     

     

     

  • Bonjour,

    Galates 3:28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.

    L'apôtre Paul reconnait dans ce verset, qu'il n'y aucune différence, spirituellement nous sommes tous en Christ.

    Quel statut était celui de la femme à cette époque? voir 1Tim 2.9-15, 1Tim 5.

    Le contexte a changé.

    La femme d'aujourd'hui a plus de liberté et de capacité qu'à cette époque. Elles sont reconnues comme des personnes capables, ce qui n'était pas le cas avant. Elle a beaucoup de connaissances bibliques et bien souvent ce n'est pas à cause de leur mari ou de l'homme. Elle s'instruit; La femme peut prêcher. Peut évangéliser. Peut prier pour les malades. Elle peut faire moulte choses et ce n'est pas dans le but de dominer, d'avoir de l'autorité sur l'homme.  Elle sert son Dieu. Si Dieu veut se servir d'une femme, il le fera.

    Le Saint-Esprit est aussi bien dans l'homme que dans la femme et il souffle où il veut.

     

     

     

     

  • Cet article du Journal Chrétien peut apporte des éléments de réponse sur le ministère de la femme dans l'Eglise: https://chretiens.info/chretiens/actualitechretienne/le-ministere-d...

    Voici un court extrait: Dans l’Église de Jésus-Christ, tous les chrétiens ont un ministère (diakonia, service). Tous, hommes et femmes, sont serviteurs ou ministres du Seigneur. Dans la première Église, qui vivait dans un monde où les femmes étaient généralement tenues à l’écart, les chrétiennes ont pu jouer un rôle important et utile. L’ordre des veuves, dont il est question dans 1 Tm 5.9-10, en est un exemple. Il ne s’agit pas de copier une organisation que le Nouveau Testament ne cherche pas à institutionnaliser, mais de découvrir dans chaque situation comment tous les chrétiens, hommes et femmes, peuvent accomplir le meilleur service pour le Seigneur. Il faut permettre aux femmes de discerner les dons qu’elles ont reçus de Dieu et de les exercer dans l’Église pour l’utilité commune.

    Le ministère de la femme dans l'Église - Actualité chrétienne - Journal Chrétien
    Le ministère de la femme dans l'Église - Actualité chrétienne - Journal Chrétien
  • Le texte dit que la femme ne doit pas "prendre l'autorité sur l'homme". La question que nous sommes en droit de nous poser est donc la suivante:

    Que signifie « prendre autorité » ?

    Nous avons un exemple de cet enseignement d’autorité dans celui de Jésus qui prenait position contre l’enseignement traditionnel en disant : « Vous avez appris… mais moi je vous dis » (Matthieu 5:21-48).

    Le mot enseigner (didaskein) avait dans le contexte juif rabbinique de l’Eglise du Nouveau Testament un accent qui dépassait notre conception moderne se limitant à la transmission de notions ou à l’éducation académique d’autres personnes. Son sens allait même au-delà de la proclamation avec autorité de vérités religieuses. Il comprenait une relation d’autorité entre enseignant et étudiant analogue à celle de maître et disciple dans le Nouveau Testament.

    Cela nous est confirmé par la connexion de ce terme avec la fonction d’ancien-épiscope dans 1 Timothée 3:2 ; 4:11-16 ; 5.17 et 2 Timothée 2:2 ; 4:2. Dans Matthieu 23:8, le mot enseignant (didaskalos) est utilisé comme un synonyme de rabbi. La connotation de pouvoir et d’autorité de ce terme était si forte que Jésus a défendu à ses disciples d’utiliser le mot pour quelqu’un d’autre que pour Dieu lui-même.

    Au 1er siècle, le ministère de docteur était d’autant plus important à une époque où n’existait pas encore le Nouveau Testament pour servir de norme à l’enseignement. Avant la rédaction et la canonisation des livres du Nouveau Testament, les docteurs étaient les dispensateurs de la vérité chrétienne. Leur autorité était absolue et normative, à condition qu’ils soient convenablement formés et investis d’autorité. A présent l’autorité réside dans le texte de la Bible et non dans la personne qui l’enseigne.

    La déclaration des professeurs de la Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine relève ce lien entre ministère d’enseignement et autorité au 1er siècle :

    « A l’époque de Paul, le lien entre autorité et enseignement était évident pour tous ; nous ne pouvons pas, dans notre situation culturelle, en dire autant. Il se pourrait que le même principe créationnel s’applique aujourd’hui d’une façon différente. D’autre part, on peut concevoir que la règle posée par Paul définisse le régime ordinaire, Dieu restant libre d’appeler une femme à un ministère extraordinaire, en lui confiant les dons voulus, comme dans les cas de Débora et de Priscille ».

    A l’époque du Nouveau Testament, le rôle de docteur était une fonction d’autorité. Le docteur était celui qui proclamait la doctrine. « Rabbi » était un autre nom pour « docteur » (Jean 1:38). Le Christ lui-même, en tant qu’homme, était reconnu comme quelqu’un qui remplissait cette fonction (Jean 3:2). Par conséquent, la fonction des docteurs a été parmi les premières à être reconnues officiellement dans l’Eglise (Actes 13:1 ; Ephésiens 4:11). Les femmes sont exclues d’une telle responsabilité. Nulle part dans le Nouveau Testament une femme n’est présentée comme étant docteur dans l’Eglise. Le cas de Priscille n’est pas une exception, car elle suivait son mari, et ils ont tous les deux instruit Apollos (Actes 18:26).

    Ceci ne veut pas dire qu’une femme ne peut jamais donner quelque enseignement que ce soit. Paul lui-même déclare que les femmes peuvent enseigner d’autres femmes et des enfants (Tite 2:3) : mais elle ne peut pas assumer l’autorité d’un docteur de l’Ecriture, parce qu’elle occuperait alors une position dominante vis-à-vis des hommes. Il est interdit aux femmes d’enseigner des hommes d’une manière autoritaire.

    Ce verset n’interdit pas aux femmes d’enseigner individuellement des hommes comme Priscille (avec son mari) qui a enseigné Apollos en lui expliquant plus exactement la voie de Dieu (Actes 18:26).

    Il ne leur interdit pas non plus de prophétiser d’une manière respectueuse et soumise) et de s’adresser aux autres croyants – hommes et femmes – pour leur exhortation, leur édification et leur consolation (1 Corinthiens 11:5-6 qui définit ainsi la prophétie).

    L’enseignement visé par Paul n’est pas la simple communication d’un savoir mais un enseignement d’autorité, visant à former la foi et la vie de l’Eglise, établissant la doctrine valable dans l’Eglise à laquelle tous les croyants doivent se soumettre.

    Pour Paul, un enseignement de la femme, dans le sens qu’elle occuperait la fonction officielle de docteur dans l’Eglise signifierait qu’elle se placerait au-dessus de l’homme en renversant l’ordre naturel par une prise de pouvoir autonome. Il est en train de dire que les femmes ne doivent pas usurper de leur autorité sur les hommes ou se l’approprier.

    La nomination d’une femme à un poste de direction (autre que ceux d’ancien ou de diacre) est compatible avec l’Ecriture, à condition qu’il lui soit conféré par Dieu en étant choisie par les autres conducteurs de l’Eglise et que ce ne soit pas le résultat d’un succès personnel dans un conflit de politique ecclésiastique.

    « Enseigner en prenant autorité » c’est « enseigner d’une manière autoritaire, allant à l’encontre du principe de la responsabilité de l’homme dans la création et de celui de l’égalité de l’homme et de la femme dans la nouvelle création. Le but de 1 Timothée 2:12 est d’avertir contre la tentation d’exercer un ministère mû par des motifs impurs et coupables.

    La question est alors : l’enseignant s’est-il arrogé cette fonction lui-même ou en a-t-il été investi ? « Paul était d’accord que des femmes et des hommes aient de l’autorité dans l’Eglise mais il considérait comme inapproprié que des femmes s’arrogent d’elles-mêmes une autorité. Cela expliquerait pourquoi il n’a pas employé le mot plus courant d’exousiazô dans 1 Timothée 2:12.

    Il ne faudrait cependant pas presser cet argument au point de lui faire dire que Paul ne permet pas à la femme de s’arroger une autorité – mais qu’un homme pourrait le faire, qu’elle ne doit pas exercer un ministère, mue par des motifs impurs et coupables, ce qui serait tout à fait acceptable de la part d’un homme. Il s’agit plutôt de la question : est-ce que l’autorité d’enseigner a été déléguée à la femme ou se l’est-elle attribuée de son propre chef.

  • Paul dit qu'il ne permet pas à la femme d'enseigner. Cela nous conduit à nous demander:

    Que veut dire « enseigner » ?

    Le mot grec Didaskein (enseigner), est, dans le Nouveau Testament, un mot couvrant une grande variété de ministères : une instruction informelle mutuelle parmi les croyants, l’instruction contenue dans l’action de prophétiser, l’instruction doctrinale et la proclamation de la tradition apostolique de l’enseignement de Jésus le concernant. Ces différents sens ne s’excluent pas mutuellement.

    Beaucoup d’aspects du ministère de la parole étaient inclus dans ce mot, depuis l’évangélisation (quand Jésus parlait aux foules, il est souvent dit qu’il les « enseignait ») jusqu’à l’activité plus spécifique du maître transmettant ses connaissances aux disciples.

    Enseigner pouvait signifier initier des gens au message de Jésus pour qu’ils parviennent à la foi, les faire avancer dans la connaissance, après le baptême, faire comprendre le message de la Bible pour amener quelqu’un à vivre et à penser, à parler et à agir dans l’obéissance de la foi.

    D’autre part, le terme didaskô avait aussi un sens très strict : « donner des directives, ordonner, décider, commander ». C’est dans ce sens que le mot est employé dans 1 Timothée 2:12. Ce que Paul ne permet pas à la femme, c’est de donner des directives faisant autorité ou d’exercer la discipline d’Eglise contre les hérésies et contre une conduite désordonnée. C’est ce que montre la phrase suivante : « en prenant autorité sur l’homme ».

  • Merci pour vos premières réponses. J'aimerais nous faire réfléchir à cette première question:

    Paul donne-t-il un ordre ou définit-il une pratique personnelle ? 

    A première vue, surtout lorsque cette parole est citée seule, hors de son contexte, elle semble donner un ordre péremptoire valable toujours et partout ; c’est un commandement apostolique qu’il serait téméraire de discuter. Cependant, l’emploi de l’indicatif présent au lieu de l’impératif (« Ne permets pas… ») fait actuellement pencher les exégètes vers l’énoncé d’une pratique personnelle et actuelle de l’apôtre Paul.

    La formule « je ne permets pas » (grec : « ouk epistrephô ») suggère une restriction temporaire imposée à des femmes particulières ou une pratique personnelle mais non un commandement. Il ne faudrait cependant pas donner à cet argument un poids exagéré. Si les féministes lisent la phrase comme signifiant : « Personnellement, je ne permets actuellement pas à la femme… », on pourrait faire remarquer qu’ailleurs l’apôtre, même lorsqu’il donne un simple avis ajoute : « Et moi aussi, je crois avoir l’Esprit de Dieu » (1 Corinthiens 7:40), et lorsqu’il énonce des préceptes, il revendique pour eux l’autorité divine (1 Thessaloniciens 4:8). Ces préceptes nous ont, de plus, été transmis dans la Parole de Dieu, normative pour tous les temps, nous ne pouvons donc pas les évacuer comme une simple opinion qui ne nous lierait plus aujourd’hui.

  •  

    Shalom pasteur moi je pense que la femme est aussi appelé au ministère sans pour autant prendre de l'autorité sur l'homme qui est son chef, Paul a dis qu'il ne permet pas a la femme d'enseigner certe, mais la parole de Dieu nous dit en << Actes, 2:17 - Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair; Vos fils et vos filles prophétiseront>> nous voyons dans ce verset que Dieu parle des femmes aussi. Il a aussi Debora qui exerçait comme ministère prophétesse selon Juges 4:4. Donc la femme est aussi appelé au ministère selon moi sans pour autant prendre le devant des choses, tout en respectant l'autorité de l'homme.
    Je pense également que Paul l'a dit par condescendance, sans  en fait un ordre, comme il le fait souvent quand il parle. Comme il l'a fait en 1 Corinthiens 7 : 1-17.

    • Bonsoir Mélika. Merci pour ta contribution à ce débat très riche. La question d'autorité étant très vaste et complexe, je poste une réponse plus détaillée ci-dessus.

  • En ce qui me concerne je n'approuve pas que la femme soit pasteur , car le pasteur c'est le berger qui encadre, et veille sur les brebis, et DIEU lui même dit que la femme est un sexe faible , elle n'a pas la même maîtrise que l'homme  , elle peut dégamer à n'importe quel moment et c'est très dangereux pour les brebis. Par contre le pasteur homme  en tant que vrai berger supporte, les injures, le mépris, les calomnies, les murmures des brebis ect ...  Donc moi je préfère que la femme soit Évangéliste, , elle  annonce  la bonne nouvelle comme la femme samaritaine  , pour ramener les brebis égarées à la bergerie.. Et le pasteur homme  encadre.  Voilà ce moi je pense. Shallom !!

    • Salut Francisca. Merci d'avoir pris le temps de répondre longuement à ma question. Les deux questions que j'ai posées ci-dessus permettent de creuser un peu plus le sujet et de se faire une opinion plus appropriée sur le texte en lui-même. Sois bénie ma soeur.

       

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